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Lutte contre l’extrémisme religieux violent : Le Président Rév. Dr Noël N’GUESSAN recommande l’exemplarité

Le Président Rév. Dr Noël N’GUESSAN a recommandé aux guides religieux, le jeudi 24 février 2022, à Abidjan, l’exemplarité comme arme de lutte contre le radicalisme et l’extrémisme religieux violent qui sévit dans la région ouest africaine et menace la Côte d’Ivoire. C’était au cours du Colloque international sur le dialogue inter-religieux organisé par le Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires Islamiques (COSIM) à l’initiative de la Fondation Mohamed VI des Oulemas Africains, tenu du 23 au 25 Février à l’hôtel Radisson Blu, Abidjan Port-Bouët. Ces assises qui portaient sur le « Message éternel des religions » a réuni les guides religieux chrétiens et musulmans afin de plancher sur les pistes de solutions face au terrorisme qui bien souvent se sert de la religion comme prétexte. Le Président de l’Église Protestante Évangélique CMA de Côte d’Ivoire, Rév. Dr Noël N’Guessan intervenait en sa qualité de Président de la Conférence des Présidents de la Fédération Évangélique de Côte d’Ivoire (FECI). Il a donné le point de vue des acteurs chrétiens sur la question : quel mécanisme de collaboration Acteurs religieux-pouvoirs publics face au phénomène de l’extrémisme violent. Après avoir énuméré le chapelet d’actions entreprises par les pouvoirs publics pour endiguer le phénomène qui tente de prendre pied notamment dans les régions du Nord et Nord-Est, le Président Noël N’GUESSAN a proposé d’autres « armes de combats ». Parmi les propositions faites, le chef de l’Église CMA de Côte d’Ivoire a exhorté les guides religieux à pratiquer les messages qu’ils prêchent à leurs fidèles pour leur servir d’exemple pour éviter les dérives. Les acteurs religieux (guides et fidèles) « ont le devoir d’être sincères dans leur quête de transcendance et d’absolu en incarnant les valeurs sociétales qu’ils prêchent eux-mêmes » a martelé le Président Noël N’GUESSAN qui explique sa pensée en faisant noter que « la société ne peut être transformée que par l’exemplarité de ceux qui prêchent la paix, la tolérance et les valeurs sociétales ». Outre son message aux acteurs religieux, il a également défendu que « pour freiner l’avancée du radicalisme et l’extrémisme violent, il faut une démarche inclusive qui implique les pouvoirs publics et les acteurs religieux ». C’est pourquoi, le Guide religieux a exhorté les pouvoirs publics à « garantir les libertés. Si les libertés d’organisation et d’expression ne sont pas garanties, c’est la liberté de croyance et de culte qui est menacée ». Il a par ailleurs, souligné que « l’État, en garantissant les libertés, rend possible la mission prophétique des religions pour dénoncer tout abus dans la société régulant ainsi la vie en société et barrant la route aux extrémismes de tout genre ». Il faut signaler que le Président Noël N’GUESSAN faisait partie des 3 derniers intervenants de la journée du 24 février et traitaient tous de la 5ème thématique « Pouvoir publics et acteurs religieux face au phénomène de la radicalisation et de l’extrémisme religieux violent ». Les deux autres intervenants sont : Dr Bakary SAMBE, Directeur de l’institut Timbuktu au Sénégal qui a traité de l’« Ampleur du phénomène, causes, conséquence : quelle collaboration pouvoirs publics-acteurs religieux face au phénomène » et le M. Abdel Wedoud Ould Abdallahi Ould HACHEM, ancien Ministre de la Justice de la Mauritanie intervenant quant à lui sur « Points de vue acteurs religieux musulmans sur la question : quel mécanisme de collaboration Acteurs religieux-pouvoirs publics face au phénomène ». Chacun des intervenants a tenté de répondre à la question de savoir si le rappel du message éternel des religions est encore, aujourd’hui, suffisant pour lutter efficacement contre le radicalisme et l’extrémisme violent qui menace la stabilité des communautés en Côte d’Ivoire et en Afrique. La cérémonie de clôture de ce colloque international a eu lieu le vendredi 25 février, à laquelle a pris part le Président Noël N’GUESSAN et à cette occasion, l’appel d’Abidjan contenant des propositions d’actions, a été lancé en vue de faire face au phénomène.