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Message de Pâques

Thème : Tout est accompli ! Il est ressuscité ! Libre enfin de vivre pour la gloire de Dieu.

Mes bien-aimés frères et sœurs, chers amis,

Que Jésus-Christ le Ressuscité vous bénisse et vous garde, de là où vous êtes ; Qu’il fasse briller son visage resplendissant de gloire sur vous et vous accorde sa grâce, en ce jour de proclamation de sa victoire sur la mort ; Qu’il se tourne vers vous et vous apporte sa paix dans ces moments de peurs, car il est celui dit : « confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ! ». Amen !

C’est un privilège pour moi de m’entretenir avec vous. Le thème de notre entretien en ce jour de Pâques ? « Tout est accompli ! Il est ressuscité ! Libre enfin de vivre pour la gloire de Dieu ».

Je commencerai cet entretien en m’intéressant à la dernière partie de notre thème : « Libre enfin de vivre pour la gloire de Dieu ».

  1. « Libre de vivre pour la gloire de Dieu »

Vivre pour la gloire de Dieu est le but pour lequel vous et moi avons été créé par Dieu. La Bible dit : « Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui » (Col 1, 16).

Dieu détermine toujours le but d’une chose avant de la créer. Le sage a dit dans Prov 16, 4 : « L’Eternel a tout fait pour un but ». Et le but de la création de l’homme est de glorifier Dieu.

Malheureusement, l’homme, depuis le péché originel, est incapable de réaliser le but pour lequel il a été créé. En gagnant son indépendance à l’égard de Dieu, l’homme a perdu le sens de sa vie.

Livré à lui-même, loin de Dieu, l’homme est incapable de faire ce que Dieu attend de lui. Dans le Ps 53, 3-4, David décrit cet état misérable : « Dieu, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui cherche Dieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul ». Au lieu de servir Dieu dans la liberté, l’homme est devenu esclave de ses mauvais désirs.

Paul dit ceci de la misère de l’homme : « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Rm 7, 18-24).

Cette misère est d’autant plus grave que l’homme ne peut rien faire pour se racheter, pour réparer son péché et se réconcilier avec Dieu, son créateur. Mais d’où viendra le secours de l’homme ?

Qui pourra libérer l’homme de ce « mal-être » ? Un « mal-être » causé par le péché comme « corps étranger » qui souille et infecte l’homme dans sa relation avec Dieu. Un « mal-être » causé par le péché comme sentiment de culpabilité et de honte de l’homme devant le Dieu saint. Qui pourra secourir l’homme ?

Seul Dieu peut arracher l’homme de l’esclavage du péché et l’amener à vivre à nouveau pour la gloire de Dieu. Et Dieu le fait grâce à l’œuvre de Jésus-Christ !

Plusieurs mots et expressions clés résument bien l’œuvre de Jésus-Christ pour le salut de l’homme de la malédiction du péché. Notre thème en lien avec la Pâques mentionne deux : « Tout est accompli » et « Il est ressuscité ».

  • « Tout est accompli »

Cette parole est au nombre des sept paroles prononcées par Jésus-Christ sur la croix. Avant la croix, il y a la condamnation de Jésus.

Après trois (3) ans d’un puissant ministère d’enseignement et de miracles, Jésus monte à Jérusalem, selon la coutume des Juifs, pour y célébrer la Pâque. Cette fête rappelait aux enfants d’Israël leur délivrance de l’Egypte où ils avaient été esclaves.

Une semaine avant la fête, Jésus est acclamé par la foule qui crie : « Hosanna au Fils de David : béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Mt 21, 9). Mais à peine entré à Jérusalem, Jésus chasse les vendeurs du temple à coup de chicotte. Son entrée triomphale à Jérusalem et la purification du temple décide les chefs religieux à se débarrasser de Jésus (Mt 21, 15). Ils complotent contre lui. Judas, l’un des douze apôtres, le trahit et le leur livre.

Après avoir soupé avec ses disciples, Jésus se rend au jardin de Gethsémané où il a l’habitude de se retirer pour prier. Là, accablé par mon péché, par votre péché, par le péché de l’humanité, Jésus connaît une angoisse épouvantable. Dans la prière, il accepte volontairement d’offrir sa vie en sacrifice. Il est écrit dans Matthieu 26, 39 : « … ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ».

A l’étonnement de la foule nous dit Jean 18, 6, Jésus se laisse emmener sans résistance. Il est amené chez le souverain sacrificateur, le chef religieux, puis à Pilate le gouverneur romain, puis devant Hérode le roi des Juifs. Jésus subit alors les pires outrages, ceux qu’on réservait d’habitude aux plus méchants des criminels. Il est condamné sans accusation valable. La foule interrogée par Pilate crie : « Crucifie-le », « Crucifie-le ».

Jésus est amené à Golgotha. Il est cloué sur une croix, avec deux dangereux criminels. Dans un ultime geste d’obéissance, Jésus vient de boire le vinaigre ; il s’écrie alors : Tout est accompli. Sa mission sur la terre s’achève. À sa venue, il avait pu dire : « Je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Hb 10, 7). Maintenant, là, il a achevé tout ce que le Père lui avait donné à faire (Jn 4).

Jésus meurt. Tout est accompli. L’œuvre de Jésus à la croix est parfaite et achevée. « Il n’y a rien à y ajouter, ni rien à en retrancher ». Notre confiance quant à notre salut éternel ne peut reposer, ni sur nos actions, ni nos mérites, ni sur quoi que ce soit qui vienne de nous-mêmes, mais simplement sur le sacrifice de Jésus-Christ, parfait, complet, accepté par Dieu. Alors que toutes les religions disent : Faites pour avoir le salut, Jésus proclame à la face du monde : Tout est accompli. Alléluia !

Le genre de mort enduré par Christ n’est pas sans mystère. La croix était maudite, non seulement selon l’opinion des hommes, mais par la Loi de Dieu (Dt 21, 22-23). Christ, en étant attaché à la croix, s’est placé sous la malédiction. Ce que nous méritions pour nos iniquités a été transféré sur lui, qui s’est offert en sacrifice de satisfaction pour le péché (Es 53, 5 et 11). On voit bien maintenant ce que signifie cette parole du prophète : « L’Eternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous » (v. 6). En voulant effacer nos souillures, Jésus-Christ les a reçues en sa personne, afin qu’ils soient imputés. C’est ce qu’indique Pierre quand il dit que Jésus-Christ « a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 P 2, 24). La croix nous montre qu’il a été chargé de la malédiction que nous avions méritée et, en la recevant, il l’a écrasée, brisée et lui a enlevé sa force. « Tout est accompli ». Que le nom de Dieu soit béni !

Tout est accompli signifie aussi Tout est achevé, Tout est fini. Ainsi, pour les soldats c’était fini : il était temps pour eux de retourner dans leurs maisons, leur travail était fini. C’était fini aussi pour la mère de Jésus et pour Marie Madeleine et pour les disciples : ils avaient aimé Jésus jusqu’au bout, et ils allaient retourner vers ce monde qui ne serait plus jamais le même. C’était fini pour les prêtres et la foule : ils pouvaient se féliciter les uns les autres, leur revanche avait eu lieu, ils s’étaient débarrassés de cet empêcheur de tourner en rond de Nazareth. « Tout est fini ».

Les soldats lui transpercent le côté ; il en sort de l’eau et du sang. Ils le descendent de la croix. On place son corps dans un tombeau neuf. On ferme le tombeau avec une lourde pierre. Tout est accompli. Ses disciples sont dispersés. Son œuvre semble anéantie.

C’est alors que le dimanche matin, les femmes, selon la coutume des Juifs, s’apprêtent à embaumer le corps de Jésus avec du parfum. Mais un évènement imprévu vient transformer le désespoir des disciples en enthousiasme (Alléluia) et la victoire de ses ennemis, en défaite (Alléluia) : Jésus sort du tombeau au matin du premier jour de la semaine (Alléluia).

L’ange dit aux femmes : « Pour vous, ne craignez pas ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il n’est point ici ; il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché, et allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts » (v. 6-7). Je ne peux m’empêcher d’acclamer le Ressuscité ! Acclamons-le, bien-aimés, acclamons-le ! Il est vivant !  

  • Il est ressuscité

Dernière phrase clé de notre entretien ! Il est ressuscité !

Jésus sort du tombeau au matin du premier jour de la semaine. C’est pour cette raison que, désormais, tous les dimanches, les chrétiens fêtent ce jour de résurrection (Ac 20, 7). Ce jour-là, Jésus a définitivement vaincu la mort.

La résurrection de Jésus donne un sens à la croix : sans elle, sa crucifixion serait un accident. Or, la croix, fait partie du parcours vers la victoire. La croix est une descente avant la grande élévation de la résurrection et de la montée de Jésus au ciel.

Le dernier point de notre entretien nous ramène là où nous l’avions commencé : « Libre enfin de vivre pour la gloire de Dieu ».

  • Libre enfin de vivre pour la gloire de Dieu

La mort et la résurrection nous apportent la liberté de vivre pour Dieu et pour la gloire. Et cela, à cause des bienfaits de la résurrection. La Bible est claire : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Rom 10, 9).

Bien-aimés frères et sœurs, si nous confessons que Jésus est Seigneur et que nous croyons qu’il est vivant pour toujours, alors nous allons expérimenter les trois bienfaits de sa résurrection. Ces trois bienfaits changeront votre vie et vous rendront réellement libre pour vivre pour la gloire de Dieu.

Premier bienfait de la résurrection de Jésus-Christ : notre justification – bienfait du passé

Paul dit clairement dans Romains 4, 25 que Jésus-Christ est mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification. Jésus-Christ nous a rachetés, il a expié notre péché. Nous voilà donc en état de paraître devant Dieu ! Alléluia !

La justification, c’est donc l’acte par lequel nous sommes déclarés justes. Par cet acte, Jésus-Christ nous fait cadeau de sa justice pour que nous puissions être sauvés ! Ce bienfait libérateur a pris effet dans notre vie dès l’instant où nous avons reçu Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur. C’est un bienfait du passé qui nous rend libre pour vivre pour la gloire de Dieu.

Deuxième bienfait de la résurrection de Jésus-Christ : notre sanctification – bienfait du présent

Oh mystère lumineux, Paul dit que nous avons été identifiés avec Jésus-Christ dans sa mort et dans sa résurrection pour devenir capable de vivre une vie nouvelle. « Par le baptême en sa mort nous avons donc été ensevelis avec lui afin que, comme Christ est ressuscité par la gloire du Père, de même nous aussi nous menions une vie nouvelle » (Rom 6, 4).

Par sa mort et sa résurrection, Jésus-Christ nous justifie, il nous donne le droit d’entrer dans le royaume de Dieu. Bien plus, par sa mort et sa résurrection, il nous sanctifie, c’est-à-dire, il nous met à part pour Dieu et par son Esprit qui vit en nous, il nous rend capable de vivre une vie nouvelle. Il suscite en nous un profond désir de vivre dans la sanctification et de rechercher la sanctification, car sans la sanctification personne ne verra le Seigneur (Hb 12, 14).  

La sanctification est un bienfait présent de la résurrection qui nous rend libre pour vivre pour la gloire de Dieu.

Troisième bienfait de la résurrection de Jésus-Christ : notre glorification – bienfait à venir

Paul dans sa lettre aux Corinthiens consacre tout un chapitre à la résurrection (1 Co 15). Après avoir réfuté les arguments de ceux qui mettent en doute la résurrection de Jésus, il s’écrie : « Mais maintenant, Christ est ressuscité d’entre les morts, il est les prémices de ceux qui sont morts » (1 Co 15, 20). La résurrection de Jésus annonce notre propre résurrection.

Si Jésus-Christ était resté dans le tombeau, comment aurions-nous su que son sacrifice était accepté par Dieu ? Mais, maintenant nous savons que la mort est vaincue. Jésus-Christ est ressuscité. En cela, nous avons un gage certain de notre glorieuse résurrection future (1 Co 15, 12-23).

La glorification est un bienfait à venir de la résurrection qui nous rend libre pour vivre pour la gloire de Dieu.

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« Tout est accompli ! Il est ressuscité ! Libre enfin de vivre pour la gloire de Dieu ». Tel a été le thème de notre entretien aujourd’hui.

Je vous laisse avec ceci :

Crée pour vivre pour la gloire de Dieu, le péché nous en a empêché. Pire, le péché nous a rendu misérable, esclave, loin de Dieu et sans Dieu. Mais gloire soit rendu à Dieu : Jésus-Christ est venu, par sa mort et sa résurrection, nous réconcilier avec Dieu et nous rendre libre. Livre enfin de vivre pour la gloire de Dieu !

Ecoutons le cri de Paul aux Romains : « Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? C’est Dieu qui les déclare justes ! Qui les condamnera ? [Jésus-]Christ est mort, bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous ! Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Serait-ce la détresse, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger ou l’épée ? » (Rom 8, 33-35).

Enfant de Dieu, choisis de Dieu : 

  • Votre passé vous accuse-t-il et vous condamne-t-il ? Ressuscité avec Christ, vous êtes déclaré juste devant Dieu. Vous être libre de votre passé. Jouissez pleinement de ce bienfait et vivez désormais pour glorifier ;
  • Votre présent vous accuse-t-il et vous condamne-t-il ? Ressuscité avec Christ, il vous communique par sa puissance, la vie de sanctification. Jouissez pleinement de bienfait maintenant, confesser votre péché et vivez désormais pour la gloire de Dieu ;
  • Votre avenir vous semble-t-il incertain ? Le lendemain vous fait-il peur ? Ressuscité avec Christ, rien, absolument rien ne pourra vous séparer de son amour. Jouissez pleinement de ce bienfait maintenant et vivez pour glorifier Dieu car une destinée glorieuse pour l’éternité vous attend.

Joyeuse fête de Pâques et que le Ressuscité vous bénisse ! Amen !