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Message du dimanche 19 avril 2020

Message du dimanche 19 avril 2020

Texte : Psaume 123 

Thème : DANS LA DETRESSE, CONFIONS-NOUS A LA SOUVERAINETE DE DIEU.

Introduction

La détresse c’est l’impuissance que l’on éprouve dans une situation difficile et extrêmement inquiétante. C’est donc dans une situation de besoin de secours à cause du danger, de la souffrance, de la peur etc. que l’on parle de détresse. Les mots tels que : affliction, angoisse, chagrin, désarroi, désespoir, douleur, peine, trouble, sont synonymes de détresse.

L’impuissance que l’on éprouve dans une situation difficile est une conséquence des limites et de la faiblesse de l’homme. Et de tout temps les humains se sont vus impuissants devant des situations de danger comme le mal, la maladie et la mort. Au point où certains, comme Job (Job chapitre 3), Jérémie (Jérémie 20 : 14-18) ont choisi de maudire leur jour de naissance et désirer la mort à cause du désespoir. Pourtant, d’autres comme l’auteur du psaume 123 dont la lecture vient d’être faite ont une autre réaction devant la douleur et dans la détresse.

En effet, l’auteur de ce texte nous convie à nous confier à la souveraineté de Dieu, si nous sommes dans la détresse. D’où notre thème du jour : DANS LA DETRESSE, CONFIONS-NOUS A LA SOUVERAINETE DE DIEU.

Oui, devant l’impuissance que nous éprouvons dans une situation difficile et extrêmement inquiétante, comme devant ce COVID-19 et son corollaire de contaminations et de morts exponentiels, confions-nous à la souveraineté de Dieu. C’est-à-dire au pouvoir libre et illimité de Dieu qui exerce son contrôle absolu sur le tout.

Mais comment pouvons-nous, nous confier à ce pouvoir libre et illimité de Dieu qui exerce son contrôle absolu sur le tout ?

Le texte nous donne trois pistes ; premièrement c’est en lui démontrant notre foi, deuxièmement c’est en lui démontrant que nous dépendons de lui et troisièmement c’est en implorant sa grâce.

DANS LA DETRESSE, CONFIONS-NOUS A LA SOUVERAINETE DE DIEU, en lui démontrant notre foi en lui.

  1. La foi en Dieu (v. 1)

Dans ce texte, nous lisons ce qu’on appel un cantique des degrés ou des montées. Ces cantiques sont des chants de voyage pour des pèlerins en route vers Jérusalem. Ils y montent pour célébrer l’Eternel à l’occasion des grandes fêtes annuelles de l’Ancien Testament (comme la fête de la Pâque). Pendant, ces temps, ils se souviennent certainement des merveilles et des exploits que Dieu a opérés parmi eux et ainsi, ils lui démontrent leur foi dans une attitude d’humilité, de dépendance totale de lui sans oublier d’implorer sa grâce, sa faveur pour leur secours.

Ici, l’auteur démontre sa foi en Dieu par l’expression de ses regards fixés sur Lui. Il dit : « Je lève mes yeux vers toi qui sièges dans les cieux. » Il regarde vers celui qui est plus haut que les montagnes. Vers celui qui est plus puissant que les persécuteurs, les arrogants, les orgueilleux, les dominateurs, les puissants qui lui ont infligé leurs oppressions d’où son impuissance qu’il éprouve et dont il fait connaitre dans les versets 3b et 4. Je cite « Car nous sommes assez rassasiés de mépris ; notre âme est assez rassasiée des moqueries des orgueilleux, du mépris des hautains. »

La douleur est là et la souffrance est à son comble. Humainement parlant, il est impuissant. Mais spirituellement, son regard démontre qu’il voit plus fort et plus puissant à qui il doit s’en remettre.

Dans la détresse, confions-nous à la souveraineté de Dieu. Le psalmiste se livre au pouvoir libre, autonome, indépendant et illimité de Dieu qui exercera son contrôle absolu sur ses ennemis.

  • N’est ce pas lui Dieu qui par la voix de Moise parla aux enfants d’Israël face à l’épreuve de la mer rouge quand ils étaient poursuivis par Pharaon et son armée ? : « Moïse dit au peuple : N’ayez pas peur ! Tenez bon ! Et voyez le salut que le SEIGNEUR réalisera pour vous aujourd’hui. Vous qui avez vu les Égyptiens aujourd’hui, vous ne les reverrez plus jamais. 14 C’est le SEIGNEUR qui combattra pour vous. Et vous, vous resterez cois ! ». C’est-à-dire restez calmes (Exodes 14 : 13-14.)
  • N’est ce pas lui qui face aux questions d’Habacuc a répondu : « Le voici plein d’orgueil, il ignore la droiture, mais le juste vivra par sa foi ou sa fidélité. » ? (Habacuc 2 : 4)
  • N’est ce pas à lui que se sont confiés les disciples face à l’épreuve de la tempête et du tumulte causé par la mer dont les vagues remplissaient leur barque, en criant « Seigneur, sauve-nous, nous périssons » ? (Mat 8 : 25)
  • N’est ce pas lui qui a menacé les vents et la mer pour apporter le grand calme et la quiétude aux disciples ? (Mt 8 : 26).

Tel, il était hier ; tel, il est aujourd’hui ; tel, il sera demain ; tel, il demeure.

DANS LA DETRESSE, CONFIONS-NOUS A LA SOUVERAINETE DE DIEU, en lui démontrant notre foi en lui.

Le mot foi ou fidélité dans notre contexte traduit l’attachement que peut avoir une personne par rapport à Dieu. Cet attachement trouve tout son fondement dans la conviction que les promesses de Dieu se réalisent toujours. La foi ou la fidélité signifie aussi la loyauté en Dieu en tout temps et en toute situation.

Comme ces enfants d’Israël, pèlerins, en route vers Jérusalem pour les des fêtes annuelles, nous aussi, nous sommes des voyageurs, des pèlerins sur la terre et en route sur le chemin du ciel. Malgré les difficultés, les souffrances, les obstacles liés aux calamités naturelles, aux persécutions, aux moqueries, aux tentations etc. Malgré l’impuissance du monde entier face au COVID-19, Gardons le cap, faisons appel au caractère absolu, à l’autonomie et l’indépendance de Dieu. C’est nous qui dépendons de lui, et non pas lui qui dépend de nous.

DANS LA DETRESSE, CONFIONS-NOUS A LA SOUVERAINETE DE DIEU, en lui démontrant que nous dépendons de lui.

  1. La dépendance de Dieu (v. 2)

Dans le texte, l’auteur traduit le fait que lui et ses compatriotes dépendent de Dieu et qu’ils s’attendent à ce que la puissante main de Dieu agisse, par l’image des yeux du serviteur qui sont fixés sur la main de son maître et l’image des yeux de la servante qui sont fixés sur la main de sa maîtresse.

Dans la pratique et c’est le cas dans ma culture, un serviteur ou une servante doit toujours être attentif (ve) au détail des gestes de son maître ou de sa maitresse. Cela démontre que ce serviteur ou cette servante n’est pas indépendant (e). S’il ne regarde pas aux gestes de son maitre pour agir en conséquence, il risque un châtiment.

Ici, dans notre texte, c’est certain que l’auteur ne s’attend pas à un châtiment sur lui-même, mais plutôt à son secours, à sa délivrance. Ainsi, il suit les détails des gestes de celui de qui dépend sa vie et son avenir pour voir de près l’occasion de son salut, de son secours, de sa sortie de crise ou de sa délivrance et pour voir aussi les détails des consignes de la chute du méchant, de l’orgueilleux, de l’arrogant, du moqueur, de l’infidèle.

Cependant, le serviteur peut crier malheur à lui-même, si par sa négligence, sa distraction, son manque de vigilance, il rate le seul geste qui apporte le secours, il n’aura qu’à s’en prendre à lui-même.

Les regards ou les yeux fixés vers Dieu supposent que le psalmiste et ses compatriotes au nom desquels, il parle, attendent la faveur de Dieu.

Cette attente de la faveur de Dieu ne se fait pas dans les accusations des uns et autres. Car, ils ont le même objectif qui se précise ici par l’emploi du pronom personnel « nous » et des adjectifs possessifs « nos  et notre ». Il n’y a pas d’exclusion.

DANS LA DETRESSE, CONFIONS-NOUS A LA SOUVERAINETE DE DIEU, enlui démontrant que nous dépendons de lui.

Chers tous, le monde entier n’est-il pas en détresse face à ce virus qui sévit dans 210 nations avec plus 2 160 000 atteints et 145 000 décès, selon les statistiques d’il y a 2 jours ?

Comme ce psalmiste et ses compatriotes, levons nos yeux partout où nous sommes vers le très Haut, le Tout-Puissant et disons lui que nous sommes rassasiés du mépris du virus corona, nous sommes rassasiés de son mépris de l’humain, de sa moquerie des classes sociales, de sa moquerie de nos richesses, de sa moquerie de nos connaissances, de nos sciences.

Avouons à Dieu notre faiblesse, nos limites et humblement disons-lui que ne dépendons que de Lui et que nous implorons que sa grâce.

DANS LA DETRESSE, CONFIONS-NOUS A LA SOUVERAINETE DE DIEU, en implorant sa grâce.

  1. La grâce de Dieu

Les enfants d’Israël avaient besoin de la grâce de Dieu pour supporter les moqueries, les injures, les mépris, l’oppression de leurs ennemis arrogants, orgueilleux, hautains. C’est pourquoi, ils ont imploré sa pitié : « Aie pitié de nous, Eternel, aie pitié de nous ». Ils demandent à Dieu de manifester sa pitié ce sentiment qui fait penser aux autres et qui porte à éprouver une émotion, une attention particulière et un secours aux douleurs, aux souffrances, à l’impuissance de l’autre.

Le psalmiste est convaincu que l’Eternel est altruiste et qu’il a cette tendance manifeste à éprouver sa bonté, sa sensibilité, sa miséricorde, sa grâce.

La grâce de Dieu, c’est aussi cette pure bonté de Dieu dont un des effets est l’amour qu’il a pour l’homme, qu’il a pour le pécheur dont il ne désire pas la mort, mais la conversion et la vie. La grâce de Dieu est donc pour moi cette puissance manifeste de l’amour divin qui apporte le secours au cœur qui le désire par la foi. Le psalmiste a démontré sa foi en Dieu : « je lève les yeux vers toi qui sièges dans les cieux » ; le psalmiste a démontré sa dépendance de Dieu : « nos yeux se tournent vers l’Eternel, notre Dieu, jusqu’à ce qu’il ait pitié de nous ». Ça va de soi qu’il s’attende à une réaction favorable de l’Eternel, son Dieu.

Chères sœurs et chers frères, nous aussi avons besoin de la grâce de Dieu pour supporter les épreuves de la vie, comme cette pandémie. Même si vous ne ressentez pas personnellement la douleur de cette pandémie, l’arrogance de cette maladie qui entre partout, mais si vous craignez Dieu, si vous avez foi en Lui et si vous êtes humble pour reconnaître que vous ne dépendez que de Lui, vous pouvez implorez sa grâce, sa faveur, sa bonté, vous pouvez implorer la puissance manifeste de l’amour divin pour qu’il apporte le secours au cœur nécessiteux. Le covid-19 est une affaire collective. La maladie ne connait pas les limites des barrières sociales, économiques, raciales, matérielles etc.

Dans notre texte, la prière du psalmiste n’est pas égocentrique ; il prie pour tout son peuple. De même, nous aussi, prions pour l’ensemble des hommes et des nations en détresse. Soyons solidaire dans la prière avec tous qui, ici et ailleurs, sont dans la détresse.

DANS LA DETRESSE, CONFIONS-NOUS A LA SOUVERAINETE DE DIEU, en implorant sa grâce.

Sa grâce nous est faite en Jésus, par le don de sa vie, par son sacrifice et sa mort sur la croix et par sa résurrection preuve de sa victoire sur la mort.

Le Seigneur Jésus, dans la détresse s’est confié à la souveraineté de Dieu quand il disait « …non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Mt 26 : 39). Le Seigneur Jésus dans sa détresse a imploré le pardon, la grâce de Dieu pour ses bourreaux. « Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font. » (Luc 23 :34)

Je cite le commentaire biblique contemporain : « Le mot traduit par grâce est un terme juridique. Il était utilisé lorsqu’une personne déclarée coupable par un juge, suppliant la cour d’avoir de la clémence. Le psalmiste prie comme si Israël avait été jugé et condamné par Dieu. Nous nous trouvons tous dans une situation similaire, mais nous pouvons prier pour demander la grâce avec une assurance encore plus grande que le psalmiste, parce que nous savons que le Christ est notre avocat, « qui prend notre défense auprès du père » » (1 Jn 2.1).

Conclusion

DANS LA DETRESSE, CONFIONS-NOUS A LA SOUVERAINETE DE DIEU. La détresse c’est l’impuissance que l’on éprouve dans une situation difficile et extrêmement inquiétante. La détresse, c’est une situation de besoin de secours à cause du danger, de la souffrance, de la peur etc. La détresse, c’est une affliction, une angoisse, une douleur, une peine, un chagrin, un désarroi, un désespoir, un trouble.

La souveraineté de Dieu, c’est le pouvoir libre, autonome, indépendant et illimité que Dieu a pour exercer son contrôle absolu sur le tout. Le péché, la maladie, la mort, l’angoisse, les persécutions, etc. prions implorons la grâce de Dieu, démontrons-lui notre foi et notre dépendance de lui. Disons à l’Eternel que nous sommes dos au mur et que seul son pouvoir libre qu’il a pour exercer son contrôle absolu peut nous sortir de nos détresses, comme le Covid-19.

Un modèle de prière : « Aie pitié de nous, Eternel, aie pitié de nous. En toi, j’ai cette foi, cette assurance que le Covid-19 n’exterminera pas le monde, parce qu’il n’est pas plus grave que le péché dont le virus reste universel et mortel pour quiconque n’accepte pas ta grâce en Jésus-Christ, le Ressuscité. Eternel, personne ne t’a obligé, ni contraint à donner la solution au péché de l’homme, personne ne t’a contraint à vaincre la mort par la résurrection de Jésus-Christ, notre Sauveur. Aujourd’hui, aussi personne ne te contraint à nous donner la solution au Covid-19. Seulement, Aie pitié de nous, Eternel, aie pitié de nous. Nous dépendons de ton pouvoir libre que tu as pour exercer ton contrôle absolu sur le Covid-19 et nous apporter le secours dont l’humanité a besoin. Nous te le demandons au nom de Jésus-Christ, notre avocat auprès de toi. »

Amen !